L'aventure se poursuit...
 
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 Orphée - I am above all. [To be continued ♫]

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MessageSujet: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mar 10 Aoû - 12:33

<blockquote><div class="titre">Votre Félin : 3</div>
NOM : Orphée - Le diable noir, l'appocalypse de minuit, tremblez Ô novices car le démon de l'éternité n'a de pitié que pour lui même.
ÂGE : ? Sûrement vieux.
SEXE : Mââle.
CLAN : Solitaire.
RANG : Est-ce vraiment nécessaire ?

DESCRIPTION PHYSIQUE & MORALE : (minimum sept lignes)

Physique :

Orphée n'est pas vraiment beau. Ce n'est pas pour cela qu'il s'agit forcément d'un laideron. Il se range dans la catégorie de ces chats considérés comme normaux, convenant au goût de certaines femelles et aux complaisances d'autres. Il ne faut pas non plus croire que son physique soit totalement banal. Et pour le décrire séparons son corps en trois parties. Ses yeux sont son plus grand atout esthétique, mais pour le camouflage ils manquent quelque peu de discrétion. Ils paraissent comme deux immense saphirs dorés, assombris d'une pupille noire a l'éclat blanc. Même si le temps a épargné le pétillant de son regard, Drag' se démarque toujours par ces deux grandes iris superbes. Son pelage, lui, est noir ébène , a mi chemin entre l'angora et le ras du corps. Il a pour particularité de luire d'un éclat pourpre dans les tréfonds du crépuscule. Ses poils ne hérissent jamais, ce qui lui donne un aspect calme et posé alors qu'en lui peut bouillonner un volcan. Et pour finir, sa corpulence est pire que svelte, bien que ses épaules soient d'une bonne taille
.

Psychologic



[…]


Orphée a a jamais perdu l'espoir. Là ou certains miroitent le bonheur, dans ses yeux ne brillent que des sépulcres noirs et des astres sans vie. Il n'est pourtant pas du genre a se plaindre sans arrêt ni a broyer du noir – d'ailleurs, auprès de qui pourrait-il , lui qui vit seul en pénitent ? Si l'on exige de moi que je trace ici bas les différents pourtours de son esprit malade, la chanson ci dessus aurait put parfaitement convenir. Mais si vous insistez, séparons les deux seules faces du caractère de Drag'.

Le côté fou est interprété par ce calme silencieux. Pensez vous donc qu'un fou est obligatoirement doté d'une violence sans limites, et qu'il tue n'importe quoi tant que cela respire ? Orphée sera pour vous la preuve du contraire. Son défaut mental se caractérise par la banalisation du meurtre . Sinon une habitude, c'est pour lui un besoin naturel qu'il faut accomplir, comme la nourriture ou le sommeil. Tout comme ces deux derniers, il y a bien sûr plusieurs moyens de parvenir a ses fins. Orphée agit en général d'un seul geste, mortel bien souvent, mais pas immédiat. Il se délecte des plaintes agonisantes. Vous voyez il y a une chose qui se passe dans le cerveau animal lorsque l'âme est sur le point de mourir. Comme si la personne était au bord d'un immense précipice et qu'elle était prête a tout pour ne pas y tomber. Orphée se régale de contempler le spectacle macabre qu'offrent les êtres vivants lorsqu'ils s'accrochent a leur âme pour qu'elle ne quitte pas leur enveloppe charnelle. Que l'on soit clairs. Drag' n'est pas un violent.

Le côté paumé ne se manifeste point en permanence. Il survient par périodes, lorsque le félin a besoin d'isoler et qu'il prend plaisir a se perdre dans les bois. Il arrive alors qu'une ombre, une feuille ou même un craquement de bois rappelle en un éclair toute la vie du chat. Cela provoque en lui comme un choc gigantesque pendant lequel il est totalement paralysé par la douleur qui étreint son crâne. Et puis tout retombe, laissant Orphée errer seul, complètement … paumé.

Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte
Sur l'autel enfumé de leurs fibres nerveuses
Puis ils disent a leurs reines en riant du boycott :
« La solitude n'est plus une maladie honteuse »


HISTOIRE : (minimum sept lignes)

Orphée .
Je suis un fou, rebut des sociétés
Et un paria qu'on ne peut qu'oublier
Je suis un souvenir qui doucement s'efface
Et je vois mon narcisse flétrir dans la glace
© Phantasmia.

« La solitude n'est plus une maladie honteuse »

Orphée, un dingue et un paumé, un oublié, un naufragé de la vie, une vie mise sur le banc de touche. Pas de compagne, pas d'amis, pas de vie sociale . Ses aventures d'une nuit lui ont probablement assuré une procréation, a moins que les folies qu'il fait de son corps le jour l'eurent privé de quelconque fertilité. Il avait oublié son enfance, il préférait ne pas essayer de s'en souvenir, quand a son futur il était tout aussi oscillant et bancal que le reste de son existence. Depuis sa naissance, les jours passèrent et se ressemblèrent sans que les aiguilles de la pendule ne puissent s'arrêter de tourner. Orphée ne savait même plus depuis combien de temps il respirait,car pour cela il aurait fallut un but, ce qui manquait principalement au félin. Il ignorait également quel était son visage, et pour cause Monsieur ne s'était jamais donné la peine de se regarder dans un visage. Orphée, le chat sans histoires, sans vie, sans visage, un anonyme, un inconnu, un écho d'être vivant. Globalement, il nageait dans une plénitude paradisiaque. Mais son nirvana passif et enivrant était sur le point de s'auto-détruire.

Règle Numéro 1 : Les erreurs que l'ont commet par le passé ne s'effacent jamais.
I 'm above all.

Il faisait beau. Pour la première fois de sa vie, Orphée sentait son corps entier enveloppé par un étrange sentiment de chaleur . Bien qu'il n'eut pas plu tous les jours sur la ville, en général les vapeurs et les émanations provenant des installations humaines masquaient l'astre roi au point d'empêcher la lumière de frapper la ville. C'était donc aussi pour Orphée les premières visions colorées, venant meurtrir ses pupilles habituées a un monde dépourvu de nuances. Il avait décidé de se promener dans les rues de la ville, comprenant soudain la raison pour laquelle la densité populaire avait soudain diminué. Aucune voiture, aucun bipède. Quelque fois un vrombissement lointain retentissait, mais les rues étaient étrangement calmes. Orphée ne prit pas le temps de philosopher sur les raisons qui avaient poussé les hommes a partir alors que l'été approchait, en réalité il ne s'y intéressait guère mais l'explication était nécessaire pour la logique du récit. Le matou noir déambulait donc dans les rues, privilégiant les recoins ombragés tant ce soudain apport de lumière et de chaleur l'écœurait. Un éclair noir passa devant ses yeux dorés, probablement un chat ayant sauté sur sa proie. Et non, puisque le matou se retrouva plaqué au sol et retourné sur le dos par le même adversaire qui sauta agilement devant lui. Un ennemi aussi rapide ne devait pas avoir l'idée de le tuer, ou il n'aurait pas pris la peine de le laisser se relever ainsi. Orphée se releva gauchement, s'assit sur son postérieur et regarda l'autre d'un regard incrédule. Le félin était une féline, lui ressemblant étrangement. ° Et si …?° Les miaulements de l'anonyme résonnèrent comme une réponse a toutes les questions qu'il omettrait de poser.


    « - Salut, Papa. »


°Je rêve, elle a bien dit PAPA ?° Ses craintes se confirmèrent immédiatement, et ce fut comme si toutes les chattes qu'il avait put courtiser défilaient devant ses yeux, comme si toutes les nuits de luxure et d'ivresse s'étaient regroupées pour donner naissance a elle. Mais était elle réellement sa fille ? Un vieux souvenir lui revint en tête. Le souvenir d'une femelle avec laquelle il avait passé plus de temps, dans sa jeunesse, alors qu'il était encore capable d'aimer. Comment s'appelait elle déjà ? Narcisse ? Un nom comme ça. Il était resté avec elle quelques lunes, et puis elle lui avait annoncé qu'elle attendait des chatons, ne se sentant pas prêt a supporter de telles responsabilités, il l'avait laissé pleurer sa perte en se disant qu'elle trouverait bien un compagnon qui accomplirait le rôle de père. Ainsi n'était-ce pas le cas ? Il regarda sa fille – si c'était bien elle – et sentit le poids des âges s'effondrer sur lui avec douleur. Elle était adulte … cela faisait donc si longtemps ? Il ouvrit la bouche et la referma aussitôt, ne trouvant pas les mots a dire en cette circonstance. Un long silence pesa, impossible de déterminer combien de temps les deux félins restèrent a se regarder en chien de faïence sans dire un seul mot. Après une éternité, Orphée secoua la tête, reprit ses esprit et put enfin trouver une phrase relativement intelligente a dire .

    « -Je … t'es sûre ? »


Elle se rapprocha de lui. Ses yeux brillaient d'une étrange lueur. Pas de la colère, quelque chose de plus … contenu.

    « - Bien sûre, tu te rappelles pas de moi, a l'époque j'étais qu'une bosse dans le ventre de m'man, un obstacle pour toi, alors tu t'es barré.
    - Ta mère …
    - Elle est loin.
    - Merde … tu lui ressembles beaucoup . Le même regard.
    - Wép. »



Un nouveau silence s'installa, et Orphée déglutit. Il ne s'était jamais imaginé que son enfant serait aussi … différente de ce qu'il s'était imaginé, d'un côté il s'en trouvait déçu, un peu comme quand nous les humains voyons l'adaptation cinématographique d'un livre que nous avons adoré et que les acteurs ne se décalquent pas précisément sur les personnages que nous avions dessiné lentement dans notre subconscient. Des tonnes de questions tournoyaient dans son crâne, et il décida de poser la première histoire de briser le calme oppressant. Les autres découlèrent ensuite, sortant de sa gorge un peu automatiquement.

    « - Comment t'appelles tu ?
    - Euridyce.
    - Je vois .. tu es âgée de ?
    - Deux ans .

    °Alors je suis si vieux que ça - Tes frères et soeurs ?
    - Morts a la naissance.
    -… Pourquoi tu m'as retrouvé ? »



Euridyce sourit. Pas un de ces affreux rictus sournois et ironiques, mais un vrai sourire, tranquille et puissant.

    -Maman ne fait que de parler de toi, ça m'a donné envie de te voir.
    - Narcisse …
    - Tu veux la voir ?
    - Je … j'aimerais bien, ouaip.
    - Ok, retrouve moi ici demain … P'pa. »




Cette nuit là, Orphée ne dormit pas, mais parcouru les ardoises brûlantes sous une lune a moitié pleine. Demain il allait revoir la mère de ses enfants, Narcisse, une chatte pleine de charmes qu'il n'avait pas vu depuis des lunes. Courant parmi les masses hostiles qu'inspiraient l'ombre nocturne, il repensait au visage d'Euridyce et souriait. On disait souvent a la naissance d'un enfant que l'amour est aussi instantané l'inconditionnel. Il fallait croire que retrouver un enfant jamais connu après maintes années procurait les mêmes sentiments, car il aimait déjà bien cette petite.

◘ ◘ ◘

Règle numéro 2 : Ne fait confiance a personne, surtout pas a toi-même.
Te supplier de me revenir et tout faire, Ô tout, pour te voir partir.


Il faisait encore plus chaud que la veille. Le soleil frappait si fort que si le chat noir faisait un seul mouvement, il transpirait par litres. Il attendait sous la tôle ondulée depuis l'aube, guettant le moindre signe indiquant la présence de Narcisse. Il finit par s'endormir, tant la chaleur accablait sa chair et meurtrissait ses pores. Un coup de patte amical sur l'épaule l'extirpa de sa torpeur, et il ouvrit brusquement ses deux iris dorées. Devant lui se dressait Euridyce, plus belle encore que dans ses souvenirs. Derrière elle une silhouette chancelait, maladive et pantelante. Était-ce ? Il se leva doucement, et comme a chaque fois qu'il bougeait son pelage se détrempa un peu plus. Sa fille prit la parole.

    « -Papa, voici Maman, je pense que tu lui as manqué.
    -Narcisse ... »



Ce qui paraissait être l'ombre d'Euridyce se matérialisa dans la lumière, dévoilant un corps svelte d'ou les côtes saillaient sous un pelage pelé. Était-ce réellement elle, la Narcisse dont il s'occupait dans sa jeunesse ? Celle qu'il toilettait, qu'il trouvait magnifique ? Était-ce la perte de sa progéniture qui lui avait affligé cela ou bien … ? Elle parla. Son souffle était court, elle semblait réellement souffrir.

    « -Euridyce. Laisse nous s'il te plait. »


La petite s'exécuta. Elle devait beaucoup l'appréciait, car le peu qu'Orphée connaissait d'elle lui avait montré qu'elle ne se laissait pas facilement dominer. Une fois qu'elle fut partie, il afficha un large sourire et s'avança vers son ancienne amante, ayant dans l'idée de fêter leurs retrouvailles. Celle ci se recula vivement, laissant la colère tisser les rides de son visage.

    « -Espèce de …. tu m'as laissé élever seule un enfant ... »


° -Soupir- Et merde…°

    « - Tu te rends compte que je me suis privée de nourriture pendant six lunes pour lui donner a manger ? Et toi … tu reviens comme ça, tu es le pire des mâles qui existe sur terre . »


Drag' haussa les épaules. Si ça l'amusait tant de se défouler ainsi sur lui, qu'elle fasse, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Il avait retrouvé sa fille et désirait passé du temps avec elle, son ex il s'en moquait comme de sa première souris. Malheureusement, une phrase, un mot, vit basculer sa vie, a jamais. Une phrase que Narcisse n'aurait jamais du prononcer, jamais.

    « -Tu l'apprécies, ta fille, hein ? J'ai bien vu... Elle te ressemble beaucoup, c'est pour ça que tu l'aimes hein ? Mégalomane … eh bien tu ne la reverras jamais … Je vais l'emmener loin, comme ça tu verras ce que c'est que de perdre la seule personne quit' as aimé ! »


C'en fut trop. Bien sûr certains auraient pu trouver cela tiré par les cheveux, car Orphée et Euridyce n'eurent qu'une bribe de conversation, qu'un faible échange de paroles, autrement dit ils ne se connaissaient que trop peu, c'était donc illogique de s'attacher autant a une quasi inconnue . Mais les liens du sang frappaient malgré tout, et c'est ce qui poussa Drag' a tuer Narcisse. Ce fut court et bref, sans démence. Aucun éclair n'alluma ses yeux, son poil ne se leva même pas, le chat garda son sang froid, et d'un coup de patte agile il l'égorgea comme si il s'agissait d'un lapin ou d'une souris. Narcisse tomba au sol, inerte, les yeux vides. C'est ici que l'on pouvait réellement distinguer le côté dingue du matou, car n'importe quel chat normal aurait fixé le corps avec horreur, serait prit de remord. Un chat atteint d'une folie furieuse aurait émis un rictus, se serait allumé d'une démence horrible. Orphée était au dessus de tout cela, il contemplait au contraire le cœur de son existence dépouillée de toute vie, de tout palpitant. Il secoua sa patte avant droite, faisant perler le sang sur l'écorce urbaine. Orphée se retourna et s'apprêta a rattraper le temps, comme si de rien n'était, mais alors qu'il s'avançait sur la route qui le mènerait jusque sa fille il se rendit compte que celle ci était juste là, et qu'elle avait tout vu. Quels mots pouvaient exprimer le pardon sans avoir l'air hypocrite ? Le père n'avait pas d'excuses, il avait tué la mère de sa fille, il était fou et inconscient de ses actes.

...Un dingue et un paumé …

L'objectif immédiat était évident, il fallait faire au mieux pour amadouer la confiance meurtrie de son enfant. Elle n'allait pas le remercier pour le coup qu'elle venait de recevoir au moral. Drag' ravala sa salive et regarda sa patte sur laquelle il restait quelques traces de sang.

    « - Je. …
    -Tais toi. Je ne veux plus t'entendre, ni te voir.
    -Mais je peux m'expliquer !
    - Fallait y penser avant. Adieu . »



Euridyce bondit vers l'avant avant qu'Orphée puisse dire un mot. Alors qu'elle était déjà loin, il hurla sur un ton douloureux :

    - REVIENS, JE VEUX TE CONNAÎTRE... »


Mais c'était trop tard, elle était déjà partie loin, trop loin pour qu'il ne puisse la retrouver …

Règle n° 3 : Oublie ce que tu sais.
& elle file, vers une romance un exil ...


Le dos cambré, les pattes affermies, le regard fier, Orphée guettait la frontière qui séparait le monde urbain des campagnes externes. Une simple ligne, imaginaire mais définie par le contraste entre le bitume des villes et l'herbe verte qui l'attendait de l'autre côté. Bien que tout son corps soit calme et posé, il se demandait encore si il devait partir. Sa fille était partie depuis maintenant une lune … c'est long, une lune, très long. Mais il était pris par l'envie irrépressible de la revoir, de retrouver son corps, son caractère arrogant et vif. Il voulait la connaître, savoir tout sur elle . Après tout ils portaient le même sang. Orphée jeta un coup d'œil derrière son épaule et regarda une dernière fois les ébauches lamentables de sa vie. Toujours il n'avait connu que le gris, la pluie. Tout du moins c'était tout ce qui peuplait ses rêves, ses souvenirs. Il s'était bâti une vie, un empire, il était le roi de sa vie .. Cela pourrait changer une fois qu'il serait livré a lui même dans un milieu plus qu'hostile. Il soupira longuement, et finit par franchir d'un bond la frontière qui jonçait l'inconnu.

La première sensation qu'il sentit lorsque ses coussinets entrèrent en contact avec les herbes folles fut une impression de fraîcheur . De tout temps il n'avait senti que le goudron chaud et meurtrier. Ses pattes, trop habitées a cet univers, furent blessées par la texture de la terre fraiche et meuble. Il avança parmi la rosée, humant l'air pur qui le changeait de l'abominable oxygène pollué que lui offrait la cité humaine. Au loin, bien trop loin, se distinguait vaguement l'ombre d'un bosquet . Drag' ne savait pas pourquoi, mais il voulait y aller, il devait y aller … La route était longue et sans virages, bordant un ruban d'alphate mortel, mais un père en manque de sa fille est prêt a tout pour la retrouver.

Et le temps passe, le vent frissonne, l'hiver menace …

Cela faisait longtemps qu'il marchait désormais. Il avait réussi a attraper quelques souris, en l'absence de quoi il se nourrissait de bêtes mortes sur la route. La faim n'était point sa plus grande priorité, il était aussi capable de se passer de manger assez longtemps, ce qui lui avait valu sa corpulence maigre et docile. Il n'avait dormi qu'une heure ou deux par nuit depuis son départ, et déjà il approchait du bosquet, toujours en longeant la route. Il fallait qu'il se dépêche, car un père sans sa fille est capable du pire.

C'est dans un lieu-dit bordant les bois qu'Orphée fit la connaissance de Diogène. Un petit chat blanc complètement névrosé aux yeux exorbités et dont le tour de taille laissait deviner qu'il se laissait aller. Bref, le contraire parfait de l'être que constituait Drag'. Si cela n'aurait tenu qu'a ce dernier, il ne lui aurait pas adressé la parole. Peut être même qu'en d'autre circonstances il aurait fait un détour pour ne pas avoir a le rencontrer. Mais il avait besoin de revoir Narcisse, de contempler son visage et de lui parler de sa mère, de lui expliquer qu'il n'était pas responsable de ses actes, qu'il était paumé … Et puis son instinct lui soufflait que le chat savait quelque chose. Il avait donc soupiré et entamé une longue conversation. Diogène était du genre direct, a vous vendre ses croyances dès le début de la conversation. Il avait vaguement tenté d'expliquer a Orphée que l'on ne dirigeait pas son futur ce a quoi le félin avait répondu :

    « - Arrête de déconner. On est tous responsables de son avenir, il suffit de savoir comment le modifier. J'ai choisis de vivre seul, sans compagne. J'ai choisi d'aimer ma fille. J'ai choisi de la retrouver pour la connaître, on a toujours le choix.
    - Non, tu te trompes. Nous ne sommes pas les maîtres de nos vies, nous ne sommes que des pions que le clan des Étoiles manipule a sa guise
    - Le clan des étoiles ? Qu'est qu'c'est que ces absurdités ?
    - Lorsqu'un chat meurt, il les rejoins. Ils dirigent tout …
    - Ta gueule l'illuminé. Me dit pas que tu crois a ça ? Je suis le seul maître de mon âme, et c'est pas ton clan des étoiles a deux balles qui va venir souffler sur le château de carte que j'ai passé ma vie a construire.
    - Ok, ok, très bien …
    - Avant que je me barre de l'aura nauséabonde qui s'émane de toi, tu aurais pas vu ma fille ?
    - J'ai vu passé beaucoup de chattes, elles étaient forcément les filles de quelqu'un.
    - Elle est blanche et noire, très belle, quoique limite farouche et impolie .
    - Ah , elle ! Très jolie en effet, elle a dormi ici une nuit et …
    - Oh, tais toi, je m'en fous. Dis moi juste ou elle et partie.
    - On sait de qui elle tient son impolitesse …
    - Tu as déjà vu un chat mort suspendu par la queue a un arbre les vicères a l'air ?
    - Elle est partie par là .
    - Merci ♫»



Sur ce il avait reprit la route dans la direction que lui montrait Diogène, cherchant a trouver l'odeur de son enfant au milieu de celles qui provenaient des animaux forestiers. Un jour, victoire. L'effluve de sa fille était apparue a ses papilles olfactives. La victoire était proche …

Règle n°4 : l'espoir est éphémère, néanmoins il fait avancer.
Tu joues ton âme en solitaire avec un étrange regard vers l'enfer

Orphée guettait sa fille depuis deux jours maintenant. Tapis au fond des fourrés, il fixait ses vas et viens, parvenant a peine a croire que sa route s'achevait enfin. En chemin il avait surplombait les clans, bien qu'il n'eut a l'époque, pas encore conscience de leur existence. Aujourd'hui, sa vie entière reposait sur le souffle d'Euridyce, sur ses pas, sur tout ce qui faisait d'elle la fille dont Orphée prenait plaisir a être le géniteur. Il faudrait bien qu'un jour il lui adresse la parole, mais il attendait le moment propice, moment ou elle sortirait de son terrier pour aller chasser, car oui il le ferait aujourd'hui. Les formes souples et agiles qui étaient son obsession depuis quelques lunes jaillirent enfin des profondeurs pour sauter a la surface. Euridyce avait incroyablement maigri. On voyait bien qu'elle ne mangeait pas a sa faim, ou bien parce qu'elle ne pouvait pas, ou bien parce que les événements antérieurs de sa vie l'avaient profondément affectés. Le souffle court, Drag' sortit des buissons et vint se poster devant la tanière ou elle logeait désormais. Il attendit la journée entière son retour, il aurait été prêt a attendre plus que l'éternité pour elle, car c'était la seule qui avait jamais eu une importance a ses yeux. Lorsqu'elle revint, la nuit tombée, Orphée l'attendait, assis devant son entre. Elle parut surprise, et écarquilla les yeux lorsqu'elle le reconnut, puis tenta de s'enfuir. Le matou remarqua avec tristesse qu'elle avait perdu toute sa grâce et sa rapidité. Il s'avança d'un pas léger vers elle et lui dit :

    « - Je ne te veux pas de mal …
    - DEGAGE ! »



Elle réussit enfin a partir d'une bonne course, poussée par la peur que lui confiait le souvenir de la carcasse maternelle. Orphée soupira et se lança a sa poursuite. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant qu'il se fasse distancer et qu'il la perde de vue. Il la sentait proche néanmoins, très proche. Une odeur pestilentielle vint lui chatouiller les narines, mais il n'y fit pas attention, trop acharné a retrouver sa fille.

    « - EURIDYCE, ENFIN, SOIT RAISONABLE …
    -ÇA NE TAS PAS SUFFIT DE TUER MAMAN ? IL FAUT QUE TU VIENNES POUR MOI ?
    - CETAIT UN ACCIDENT, JE NETAIS PAS MOI MEME …
    - TA GUEULE ! VA TEN ! VA T …... »



Le suspens de sa phrase fut suivie d'un bruit de choc et d'un crissement familier, trop familier. Les odeurs de la forêt ne pouvaient faire oublier a Orphée l'effluve qu'il avait sentit quelques instants plus tôt, un parfum malheureusement trop familier, le parfum de ce piège mortel qu'est la route. Il ne lui fallut pas longtemps avant de comprendre la triste vérité, mais il ne voulait pas non il ne pouvait pas y croire. Il hurla comme un appel au monde une plainte lugubre et sinistre, avant de se propulser en avant, suivant le relent qui l'avait poussé vers la terreur. Il n'avait pas tort, bien au contraire de ses envies.

Euridyce gisait. Elle gisait, parce qu'il avait commit une erreur. Elle gisait a cause de la folie qui le prenait depuis toujours. Elle était morte, emportant avec elle le seul espoir pour Orphée de retrouver un jour toute sa tête.

Règle d'or : Débarrasse toi de ce que tu aimes, avant que cela ne devienne une faiblesse
& je te vois dans un remord imprimé pour l'éternité

Orphée avait trainé le corps d'Euridyce jusqu'au bord d'une falaise. Il l'avait d'abord nettoyé au maximum pour lui assurer une sépulture décente, pour la nettoyer du sang et de l'odeur de gaz qui la souillaient. Il l'avait amené au bord de l'eau salée qui écumait sur la roche, se souvenant que sa mère lui avait dit du temps ou il la côtoyait que si ils avaient des chatons elle voulait vivre au bord de mer. Arrivé a la limite de l'écore, il fixa la mer qui déferlait a ses pieds. Un long gémissement jaillit de sa gorge, et il eut de la peine a pousser son enfant dans les bras de l'océan.

Pour lui, l'aventure était finie. Il avait choisi de sauver sa fille, il avait tout fait pour la sortir de l'étreinte de
la faucheuse, et pourtant Euridyce était morte. Alors qu'il regardait la carcasse sans vie du seul être qu'il avait pu aimer flotter vers l'horizon sous le ciel étoilé, Orphée se rappela les paroles que Diogène avait prononcées quelques jours avant ce drame :

    « - Nous ne sommes pas les maîtres de nos vies, nous ne sommes que des pions que le clan des Étoiles manipule a sa guise »


------------------------------------------------------------------------

Un épilogue serait de mise pour préciser une petite chose.
Orphée avait toujours cherché a être loin du monde, pour s'éviter des ennuis a lui et au reste des félins, car il savait qu'en lui il avait cette rage.
Une rage qu'il avait presque réussi a faire taire jusqu'à ce qu'Euridyce revienne en force dans sa vie.
Drag' était et sera toujours malade, affecté par cette folie qui le détruit chaque jour un peu plus.
Le chat n'était pas coupable.

DÉFAUTS & QUALITÉS : (développe un peu.)

Défauts : Malade - Imbus de sa personne - Banalise le crime - Associable - Impoli

Qualités : Discret - Habile - Rapide - Direct - Franc


<div class="titre">Vous! (^.^)</div>

TON PRÉNOM & TON ÂGE:
Le divin est éternel.
LOCALISATION: Nulle part.
TON PUF:Appelez moi Mélow.
COMMENT AS TU CONNU LE FORUM? PAR UN MEMBRE? Hu. Je le connais, c'est tout.
QUE PENSES TU DU FORUM? Joli, VRAIMENT joli. Je suis sincère =3

LE(S) CODE(S) DU RÈGLEMENT: Je les avais trouvé, je les ai oublié. Je cherche.
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mar 10 Aoû - 15:40

Bienvenue sur le forum. L'histoire est... longue super bien rédigée, j'aime beaucoup, bravo! (:
Pour les codes, je te donne un indice:
Citation :
Le premier se trouve entre le Règlement général et les noms. Le deuxième se trouve entre les codes d'écriture et la reproduction

surligne avec ta souris, et ils apparaitront  = }


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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mar 10 Aoû - 18:41

Ya. Je les avais trouvé, mais je les ai oublié >>"
Bref merci ;D Ta signa est superbe *w*
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mar 10 Aoû - 19:36

Bienvenue!^^
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mar 10 Aoû - 20:31

Très joli, oui. *applaudit*
Bienvenue (:
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Mer 11 Aoû - 14:02

D'accord, n'oublie pas de les rajouter! Wink
Merci, mais ma signature n'est pas de moi, elle est de Plumary! =)

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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Dim 22 Aoû - 20:50

J'adore l'histoire d'Orphée! Bon évidemment ça fait beaucoup de morts mais c'est vachement beau!
Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Ven 24 Sep - 19:43

N'oublie pas les codes, se serait dommage de mettre à la corbeille une si jolie présentation.

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Poussière de Quartz & Plume de Paon.

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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Sam 25 Sep - 16:06

tu n'as pas plagier ta signature ?
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   Dim 26 Sep - 0:57

De qui est ce que tu parles ?
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MessageSujet: Re: Orphée - I am above all. [To be continued ♫]   

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Orphée - I am above all. [To be continued ♫]

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